Une lutte se termine, une autre commence. La révolution engendre la contre-révolution. Les espoirs s’envolent, la déception et la désillusion s’ensuivent. Est-ce là ce que l’avenir réserve à la Syrie ? Au lendemain du renversement soudain, le week-end dernier, du régime méprisable de Bachar al-Assad, l’euphorie règne. Après 13 ans de guerre civile et plus de 50 ans de dictature oppressive, le parfum de la liberté est enivrant. Le peuple syrien a célébré en grand nombre sa libération dans les rues. Les statues d’Assad et de son père Hafez, monuments sans vie qui font peur, ont été démolies et brisées. Qui leur refuserait ces moments de joie vitale ? C’est une victoire pour tous ceux qui aiment la liberté.
L’exaltation cache une profonde anxiété. Les défis auxquels le pays est confronté sont nombreux, complexes et redoutables. Pour de nombreux citoyens, la priorité absolue est de découvrir ce qui est arrivé à leurs proches et amis disparus, emprisonnés ou « disparus de force ». De grandes foules se sont rassemblées devant la célèbre prison de Sednaya et d’autres « abattoirs » de Damas, cherchant désespérément des nouvelles de leur...
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